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Le Billet de Chez Simone

Balle au centre

Billet #1

Le 24 janvier marquait la Journée internationale du sport féminin. Initiée par le CSA, l’objectif de cette date est de permettre aux femmes de gagner en visibilité dans le milieu sportif et de contribuer à sa meilleure représentation dans les médias.
Mais est-ce vraiment nécessaire d’instaurer une journée à ce sujet, et qui sont les sportives qui œuvrent pour faire bouger les lignes ?

Balle au centre

Le monde du sport est-il vraiment égalitaire ? 

 

Nous sommes en 440 avant J-C, en pleine effervescence des Jeux Olympiques antiques. Une femme du nom de Kallipateira réussi à s’introduire illégalement dans le stade de l’Olympie en se déguisant en homme avec pour seule motivation de pouvoir assister à la course de son fils. 

Au moyen-âge, le sport est considéré comme un divertissement et ne semble pas compatible avec la vie que mènent les femmes en ce temps. Cependant, on relate que certaines femmes de la haute société participaient à des concours y affrontant même des hommes. C’est le cas de Margot la Hennuyère, qui aurait battu à plusieurs reprises différents champions au jeu de paume.  

En 1882, l’éducation physique à l’école est inscrite dans la loi française en ces termes : « l’école primaire peut et doit faire aux exercices du corps une part suffisante pour préparer et prédisposer (…) les jeunes filles aux soins du ménage et aux ouvrages des femmes ». Les filles feront donc du sport à l’école, mais seulement pour leur permettre d’être dans une bonne condition physique afin de mieux faire le ménage… 

L’effort physique féminin n’a jamais été considéré en tant que tel comme un trait sportif. Le corps de la femme étant sans cesse rapporté à la fertilité, à la grossesse et à la fragilité, il n’était par définition pas imaginable qu’une femme puisse avoir une réelle activité physique, son corps étant apparement trop limité et surtout inapproprié. Alors entre les diktats de la société et les légendes, rares étaient les femmes sportives… 

Qu’en est-il aujourd’hui ?  

Même si la condition de la femme dans le sport a évolué et est de plus en plus reconnue, le milieu du sport lui, n’est pas si facile d’accès aux femmes.

D’ailleurs, Kit McConnell, le directeur des Sports au Comité International Olympique, s’est récemment félicité que les prochains jeux de Pékin soient ceux accueillant “le plus grand nombre de sportives féminines jamais atteint aux JO d’hiver”. Alors soit, 1314 athlètes femmes se présenteront donc sur un total de 2892 sportifs (soit 45,44% de femmes), une parité affichée quasi parfaite. Mais se réjouir d’un tel chiffre ne prouverait-il justement pas l’habitude que l’on a, de voir si peu de femmes dans le monde du sport ? 

Car en 2022, qu’elles soient athlètes, coachs, arbitres ou même journalistes, les femmes sont trop peu nombreuses dans le paysage sportif. Malgré cela et à force d’un combat acharné, certaines passionnées ont réussi à s’imposer dans un univers ultra masculin, et disons-le, parfois très (trop) machiste.

Zoom sur 4 femmes françaises déterminées à bouger le monde du sport

Amandine Henry

Footballeuse professionnelle, Amandine Henry s’illustre aujourd’hui à l’Olympique Lyonnais, où elle joue un rôle primordial pour le palmarès du club. Ancienne capitaine de l’équipe de France, elle fait aussi ses marques chez les Bleues avec 93 sélections. Sa carrière victorieuse lui vaudra, entre autres, une nomination au Ballon d’or féminin 2019. La même année, elle publie un roman à destination des petites filles : Croire en ses rêves – Journal d’une championne. Elle y retrace son parcours inspirant mais malgré tout semé d’embûches.

© Gwendoline Le Goff/Panoramic/Bestimage

Audrey Zitter

Première femme à entraîner une équipe masculine, Audrey Zitter a su s’imposer dans le monde de l’ovalie. Baignée depuis son plus jeune âge dans l’univers du rugby à treize, elle décide de suivre des études sportives puis obtient un Brevet d’État d’éducateur sportif. En 2013, et ce pendant 3 ans, elle entraîne les Diables rouges de Montpellier, tout en étant enceinte. Elle décrit cette expérience comme enrichissante mais reconnais avoir dû faire des concessions, son seul regret étant le manque de bienveillance de ses dirigeants.

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© Comité de l’Hérault de Rugby à XIII

Stéphanie Frappart

S’imposer dans l’univers de l’arbitrage en tant que femme n’était pas gagné d’avance, pourtant Stéphanie Frappart l’a fait. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle a su ouvrir la porte en grand, en très grand même, faisant face courageusement aux remarques sexistes de certains joueurs et entraîneurs. Pionnière, elle a souvent été la première femme à arbitrer de grandes rencontres comme des matchs de Ligue 1, l’Euro masculin de 2020 et même la finale de la Coupe du Monde féminine de 2019.

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© Franck Fife via Getty Images

Marie Portolano

Initialement journaliste sportive, Marie Portolano a aujourd’hui plus d’une corde à son arc. À l’antenne de Canal + de 2014 à 2021, elle anime plusieurs émissions sportives comme entre autres le Canal Football Club, Canal Sport Club et Fight+ le Mag. En 2021, lasse des conditions dans lesquelles elle travaille, elle réalise un documentaire : “Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste”, où elle dénonce le sexisme et les abus dans le milieu du journalisme sportif, grâce aux témoignages de ses consœurs. Devenue animatrice pour la chaîne M6, elle a confirmé son engagement féministe en annonçant récemment qu’elle préparait un documentaire sur les violences faites aux femmes.

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© F. Mons/L’Équipe

Parité ou non, de nombreux combats restent à mener. Il y a encore aujourd’hui trop peu de femmes dans les instances sportives et plus généralement dans les métiers du sport. Les combats de femmes comme Amandine Henry, Audrey Zitter, Stéphanie Frappart et Marie Portolano font porter l’espoir d’un monde sportif plus égalitaire et accessible à toutes. 

Sources : Sports.gouv, Women Sports, RMC, Le Monde, UNESCO, L’Équipe, Le Figaro, Nouvel Obs, France 24, Cosmopolitan

Billet réalisé par Océane Le Moing
Crédit photo de couverture : FRANCK FIFE / AFP

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