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Le Billet de Chez Simone

C’est pourtant pas sorcier !

Billet #2

Le 11 Février prochain se tiendra la Journée des filles et femmes de science.
Le but est d’encourager et d’accroître leur présence dans le monde scientifique,
où elles sont encore trop peu présentes.
Mais alors qui sont les modèles de femmes scientifiques actuels et qui sont
les grandes chercheuses en devenir ?

C’est pourtant pas sorcier !

Quand les femmes de science sont présentées comme des exceptions 

Aujourd’hui, lorsque l’on parle de femmes de science, spontanément vous viennent en tête de grands noms, des pionnières telles que Marie Curie, Katherine Johnson, ou encore Ada Lovelace. Ces femmes sont emblématiques dans le monde scientifique. Mais il semblerait qu’elles aient aujourd’hui un rôle plutôt symbolique, car en 2022, il est encore rare de voir dans le paysage médiatique, des femmes reconnues pour des travaux scientifiques plus récents. Cette sous-représentation mène à imaginer les femmes de science comme des exceptions et non comme des modèles. Or, il est primordial d’ériger des rôles modèles auxquels les jeunes filles pourront s’identifier. 

 

Au-delà de la sous-médiatisation de ces femmes, le manque de représentation se fait aussi ressentir sur le nombre de prix qui leurs sont décernés, notamment le Prix Nobel. Entre 1901 et 2020, 876 prix ont été remis à des hommes contre seulement 58 à des femmes. Évidemment, ce nombre n’est pas uniquement conditionné au peu d’exposition dont elles bénéficient, mais aussi à la difficulté d’accès aux sciences que rencontrent les femmes et à un effet peu connu appelé l’effet Matilda.

 

L’effet Matilda définit le déni ou la minimisation des contributions des femmes scientifiques à la recherche. Il caractérise ces femmes restées dans l’ombre de leurs découvertes, qui ont vu les mérites de leur travail revenir à un ou plusieurs hommes. La découverte de la structure de l’ADN, du chromosome X et Y, ou même de la composition des étoiles, toutes ces avancées ont été réalisées par des femmes mais attribuées à d’autres chercheurs. Rosalind Franklin, Nettie Stevens et Cecilia Payne-Gaposchkin n’ont jamais été récompensées pour leur innovations. 

 

Récemment encore, on a pu constater que les découvertes conjuguées au féminin dérangeaient. En 2019, le monde découvrait la première photographie prise d’un trou noir. Cette première image a notamment permis de confirmer certaines théories présentées par Albert Einstein. Lors de la publication de cette information, une femme a été mise en avant pour son rôle décisif lors de cette prise de vue. Malgré cela, les retours ont été virulents et les internautes l’ont rapidement accusée de voler la vedette à son équipe et en particulier à… un homme : son collaborateur Andrew Chael, qui a lui-même dénoncé cet acharnement le qualifiant de “vendetta sexiste” tout en soulignant que l’équipe était d’ailleurs composée majoritairement de femmes. De quoi calmer les détracteurs… 

 

Ces dernières années, des jeunes scientifiques déterminées et investies ont eu le courage d’exposer au grand jour leurs inventions, pour exemple :

 

Les recherches positives de Gitanjali Rao :

Élue enfant de l’année par le Time Magazine, Gitanjali Rao est à 15 ans à la tête d’innovations ingénieuses. D’un point de vue sanitaire, elle a imaginé un boîtier muni de capteurs carbone capable de voir si l’eau du robinet a été contaminée par le plomb ou non. Elle s’est aussi engagée dans la lutte contre le harcèlement en ligne en développant une extension capable de contrer la violence en maîtrisant la portée de son message : “avant de publier un commentaire, il suffit de le taper dans la barre de recherche pour savoir s’il est injurieux, blessant, pourquoi et se voir proposer des alternatives” explique-telle.

© Sharif Hamza for TIME

Le polymère ultra absorbant de Kiara Nirghin : 

Confrontée à de fortes sécheresses dans son pays, l’Afrique du Sud, Kiara Nirghin a créé un matériau capable d’absorber jusqu’à 100 fois son poids en eau. Composée de pelures d’orange et d’avocat, cette invention pourrait, à grande échelle, résoudre les problèmes de sécheresse dans le monde.

Cette avancée lui vaudra le Google Science Fair 2016.

© Alex Kekauoha

Aujourd’hui de plus en plus de jeunes filles aspirent à devenir scientifique et notamment dans les sciences dites “dures”.

Cette évolution positive s’accentue aussi grâce à la prise d’initiatives de certains acteurs. Comme la Mairie de Paris qui présentait l’année dernière, une exposition dévoilant les portraits de 48 femmes scientifiques. Ou encore, l’Oréal, qui s’engage en organisant depuis plusieurs années “Women in Science” : une remise de prix récompensant les femmes de sciences, et qui finance des programmes scientifiques à destination des jeunes filles partout dans le monde.

De quoi faire rêver les scientifiques en herbe…

 

Sources : France Culture, RTBF, Libération, Numerama, UNWomen, Science et Avenir 

Billet réalisé par Océane Le Moing
Crédit photo de couverture : National Cancer Institute

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